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Rioja Bike Race 2019

Rioja Bike Race 

Course UCI - 4 étapes - Logrono - 9 Mai - 12 Mai

Etape 1

17kms - 250m +

Première course de l'année. Premier objectif. Préparation qui nous amenera fin juillet en Colombie.

Il était temps d'avoir un premier objectif. Un peu marre de faire des bornes, de cumuler les sorties en prévision de quelque chose.

Mais, c'est fait. On y est.

Je devais retrouver mon futur partenaire pour la Colombie. Mais des problèmes familaux l'ont empéché de venir à Logrono.

Départ 8h30 ce matin. 2h45 de route. Dossard, hébergement.

15h sur le vélo. Passage sur la ligne d'arrivée et 6kms pour se rendre au départ.

Temps couvert. Si nous attendons trop, il va flotter...

Départ à 16h45! 20mn de retard.

Les filles qui sont juste derrière nous, ne mettent que 500m pour nous rattraper et nous flinguer.

Sur une telle course, tu te demandes ce qu'il faut faire. 

Rouler, ou en garder pour les jours suivants. Tu as l'expérience...mais le naturel revient vite et à la première bosse, tu embrayes. OK, à ton rythme, mais suffisamment pour en laisser derrière toi.

Les premiers kilomètres sont sur une piste large. Poussière, poussière. Première montée avec pas mal de gros cailloux.

Puis à mi pacours. Après une petite montée à 15%, c'est parti pour des singles. Sympa. Joueurs, tobbogans sur une crête. Puis descente. Style première descente au Roc d'Azur.

Les spectateurs sont présents. Ils attendent la chute. Ca passe sur la première partie. Puis cela se corse. Bouchons. On descend à pied et en plus on voit une voiture de secours, sirène hurlante, 

venir vers nous. On finit la descente à pied puis c'est reparti. Un qui n'aura même pas fini la première étape.

Encore des singles, des tobbogans. Puis grande piste et la, grande partie de manivelles jusqu'à l'arrivée.

Bien sympa. 23km/h de moyenne. Demain il faudra être plus calme.

Etape 2 - 10 mai

78Kms - 1623m

Plus calme. Première heure: 26,5kms !

A la sortie de Logrono, j'étais à 35 et je me faisais doubler.

On récupère très vite le parcours d'hier. Derrière le golf. Petite subida, puis piste large ou route.

On avale les kms. Même parcours demain jusqu'au 20éme....

Il commence à pleuvoir et j'insulte JM. Sur, il y est pour quelque chose.

J'aime bien rouler avec lui à La Glacière. On a le temps de se marrer.

JM sera ma tête de turc pendant les deux premières heures. La pluie, la première montée à Viguera. Béton....avant le premier ravitaillement. 

Montée brève, mais à 20%...

Puis on arrive dans une carrière. Peligroso. La piste est blanche. J'ai oublié mes lunettes. J'insulte encore JM.

C'est parti pour la montée mais après le premier point de contrôle, à pied. Poussage ou portage pendant 2kms. 

Chemin de chèvres. 890...

Puis premiers singles. Pierres, pierres....

On avance. 50éme. Ravitaillement. Il y a des pottioks. Maxime, je t'amène en voir au Pays Basque et c'est déjà dans un coin perdu, mais là, je ne serai pas capable d'y revenir.

Subida. Pas de trace. Bianditz et le Col d'Oli. Pentu mais avec des pierres. Tout cela pour aller chercher l'autre versant et des singles.

Et toujours des singles. Sur 3 à 4 kms. Singles descendants. Parfois engagés. Dans les bois. Je suis seul. Vraiment sympa ce passage.

La fin est un plus corsée. A pied.

Puis on reprendra la fin du parcours de la veille sans ralentir et faire baisser la moyenne.

4h43 à 16,8kms de moyenne.

Jolis paysages. Super parcours avec des singles.

Demain Queen Stage.

Etape 3 - 11 mai

83Kms - 2220m

Queen Stage

Froid. Temps couvert. Légère bruine. La journée va être longue.

Même début de parcours. Un peu moins rapide. 25.8Kms la première heure.

Ca frotte dans le peloton...N'importe quoi..

On revient sur Viguera. Le parcours est modifié au 20éme. Mais on revient tout de même sur le coup de cul dans le village.

10%, 15%, 19% et le GPS décroche. Il y a plus de monde qu'hier. C'est samedi.

On arrive sur la place pour la ravittaillement. Il n'est pas là. On traverse la place, virage à gauche et cela continue à monter. Et idem que le début..

Nous sommes à la sortie du village. Le ravitaillement est au bout de la ligne droite. Légère montée avant le début du col.

Leger ravitaillement. Il ne faut pas perdre de temps. Je sors enfin le kway.

Virage à gauche. Portion de bitume et le chemin sur la droite. Il y a du monde. Rien qui vaille. Chemin avec des pierres et la pente se durçit.

Pas très long. 500m. Cela doit passer. Prendre de l'espace au cas où. Je passe. Nous sommes dans la montagne. Dommage qu'il ne fasse pas beau.

Grande piste pour rejoindre l'autre versant. Puis descente. Assez courte car ils nous font prendre un sentier. Tobbogans. Poussage. Ravin à droite. Sympa mais je ne suis pas très à l'aise.

On arrive enfin en bas après 4 ou 5 kms de singles.

Et c'est reparti pour le second col. Plus long. Grande piste. Montée régulière à part le passage à l'entrée du village.

Je suis avec Morales. Morales, Morales, disparu au champ d'honneur....J'aurai la chanson de Benureau toute la fin de journée...

Je reprends pas mal de coureurs mais dès que la descente commencera, si elle est technique, certains me redoubleront.

Et début de descente. Technique. Sympa mais trop technique pour moi. Ca tape...

Fin du parcours classique. Les derniers kilomètres sont avalés. 4h50 de course. 17 de moyenne. 1900m uniquement de dénivelé. Un peu déçu.

Encore une étape.

Etape 4 - 12 mai

48Kms - 980m

La der. Il fait un super temps. Ciel bleu. Cela va être sympa. Toujours plus agréable de rouler sous le soleil même si on va bouffer de la poussière.

On tourne à gauche. Cela part toujours aussi vite. Virage à droite. On sort du village. Petite route. Retrécissement. Chute.

Comme au Tour de France. 3 coureurs imbriqués. Un est sur le bas côté. En PLS. Il ne bouge pas. Il ne finira pas.

Passage dans les vignes. Rioja. Et puis premier coup de cul. Il y a un paquet de coureurs devant.

Pas très long mais le gps décroche encore. En haut cela ressemble aux Bardenas. La partie avant Yugo. Large. Pour nous amener au pied de la grosse difficulté. Au pied du Corcovado...

Et la encore il ya des supporters. Première partie chemin, puis route enfin la fin du col sur une piste.

Peite partie de single avant la fin, retour sur la piste et c'est parti pour une descente sur un single. Sympa. Propre. Pas très engagé.

Il y aura deux passages dont la dernière partie qui reprend la fin de la première journée.

Après ce passage à pied, on peut remettre les gaz.

Je finirai devant les filles aujourd'hui. Aguilar, Barberin. Enfin derrière.

Encore une belle journée avec une belle partie de manivelles. 48kms. 2h50. 17 de moyenne encore.

Au final. 13h de course. 16.9 de moyenne. Belle médaille.

Objectif n°1 validé.

 

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TIERRA ESTELLA EPIC

TIERRA ESTELLA EPIC - 6 Octobre 2019

Dernier objectif de la saison. Pour une fois, je ne pousserai pas jusqu'à Behobie - San Se. Toujours ce foutu tendon.

Hervé a réservé un appartement à Ayegui. A quelques kilomètres de Logrono.

Nuit d'enfer. Un train, non une gare, l'Américain.

Enfin. Réveil 6h20 pour départ à 9h00. On ne sera pas en retard. Toute façon, pas dormi.

90kms - 2600 dénivelés +

Départ assez rapide. 32 kms en 2h.

Successions de singles et de montées. Des singles classés par difficultés (comme sur Paris Roubaix)

Ludique, exigeant.

Image 1

Je savais que je coincerai. Mais pas au 50éme.

Plus de gazole. Mal au ventre. Début de crampes.

Un bon quart d'heure pour reprendre ses esprits. Puis repartir. Poco à poco.

Je finis à 15mn de la Team et je vais en entendre parler pendant des semaines....

Image

C'est le jeu.

Finisher en 7h25.

Je pense mettre un terme à la saison. Et finalement à part la Pedals de Foc et à un degré moindre le marathon de Berlin, la saison aura été réussie.

- MTB Challenge (les trois manches)

- Portugal MTB

- Pedals de Foc (Manque encore quelques kms)

- Marathon de Berlin.

- Tierra Estella Epic.

Et de multiples sorties au Pays Basque. Place au repos et à la préparation de la saison 2019.

Saison 2019 qui sera riche.

- Challenge de La Lomagne.

- Roc Laussagais ?

- Rioja bike Race

- Pedals de Foc

- Leyanda Del Dorado

Et si il reste un peu de gazole, le marathon de Budapest.

Marathon Berlin

Marathon Berlin

16/09/2018

Des préparations tronquées, j'en ai eu mais je pense que pour ce marathon, tout était réuni pour un calvaire.

Et calvaire, il y a eu. Dans les jambes et dans les coeurs.

Mais, plus encore aujourd'hui, il était impossible de se plaindre et de ne pas terminer.

De l'émotion au départ, car nous avons la chance, encore, de pouvoir prendre un départ.

De la souffrance, car je n'étais pas préparé, blessé.

Donc, jusqu'au 10éme, sur une allure lente ou finalement, sur mon allure, je n'étais pas trop mal.

Puis, le tendon a été de plus en plus douloureux et au 21éme, il a fallu dire stop.

Isa est partie. A son rythme. Et ne pas s'arrêter. Pour finir en 4h32. Chapeau avec sa préparation, qui n'était pas des meilleures également.

Et puis 2 marathons dans l'année, et l'Euskal. Belle saison.

Pour moi, le calvaire ne faisait que commencer. 21 kms à marcher. A boiter.

Step by step. Km par Km. Mais quand vous regardez votre allure, que vous calculez, vous vous dites que vous n'êtes pas encore arrivés.

3h30 de marche. Total 5h52. Mais fini. Parce qu'il était impossible de ne pas finir.

Elle est pour toi poulet. La bise.

Marathon Berlin

1 semaine. 1 semaine et nous serons à Berlin.

Ce week-end, nous profitons de Maxime. Il vient de faire sa première 

Rentrée. Et cette semaine, plus encore que les autres semaines, nous aurions voulu

être une petite souris. Il dort. Il est crevé.

Revenons à notre marathon. Des préparations chaotiques, j'en ai eu.

Mais celle ci est en tout point remarquable.

Le dos pour commencer. Le tendon d'achille maintenant.

Encore une semaine de soins (laser) et on verra.

Mais les signaux ne sont pas terribles....1 semaine. ...

 

 

PDF - Pedals De Foc Non Stop

Vendredi 29 juin

Vielha e Mijaran

Championnat d'Europe Ultra Marathon.

900 coureurs pour un truc débile. 962 pour exact. 213kms - 6200m+

Mapa foc petit

Pdf17 profile

En place. La routine.

La météo est bonne. Et les prévisions sont bonnes. Pas d'excuse de ce côté.

Dossard, chambre Hotel, préparer le vélo, la tenue, les boissons, repas et essayer de dormir. Un peu.

Samedi 30 juin

Réveil 4hrs. Petit déjeuner.

Je n'ai qu'à traverser le parking pour être dans le sas...

Je connais le parcours et je connais même très bien la première partie. Avantage ou inconvénient.

Il me tarde que le jour se lève. J'aurais traversé le tunnel.

Il va faire une journée superbe. Et dire que je pourrai être à la piscine avec l'artiste. Je l'entends demander à Mamie:

Papi ? Papi ? Il est la papi ?

T'inquiéte petit bonhomme. J'arrive. Un petit truc à bacler et j'arrive.

Et puis finalement, tout ne se passe pas comme nous l'espérons. Comme j'avais commencé à l'écrire.

Réveil 3h50. J'ai du dormir 2hrs, 2h30. Des semaines que je n'arrive pas à dormir.

3 à 4h par nuit, c'est court.

Je vais faire un tour dehors avant d'aller déjeuner. Il a plu cette nuit mais il fait bon.

Petit déjeuner. Rapide. Sur le pouce. Je remonte dans la chambre avaler ma mixture et finir les préparatifs.

4h20 je suis prêt. J'aurais pu rester au lit, 10mn de plus.

Je traverse le parking. 

Ca y est. Les groupes sont constitués. Les derniers checks, les dernières accolades (moi je suis tout seul, ça va plus vite) 

C'est parti. On passe sous l'arche, virage à droite, 300m sur l'avenue et virage à gauche. Les flashs crépitent.

Oui, il y a du monde dans Vielha à 5h du matin.

Première montée, premier goulot d'étranglement. Pourquoi ?

Les premiers kms seront comme cela. Des petits rios à traverser. C'est 5h15. Pas envie de se mouiller les fesses...

Alors on pose le pied et moi, ça me fait chier (d'ailleurs je ne suis pas le seul) ...Allez on roule. 

La lune est droit devant.

C'est toujours sympa et bizarre de rouler la nuit. Les sensations, les bruits.

Le brouhaha du torrent sur la droite.

On aperçoit les premières lumières qui annoncent le tunnel.

Virage à droite, à gauche avec un petit coup de cul et la route.

La police est là pour faire la circulation. Priorité aux vélos.

Dans 500m, on est dans la tunnel. Pour 5kms.

Ils viennent de nettoyer la chaussée. Cette odeur de produits industriels et ce bruit...

Assourdissant. Les voitures, quelques camions. On emprunte toute une file sur les trois.

Pas très rassuré, avec les voitures et les camions qui vous frolent. Car bien entendu, je suis sur le côté gauche de la file.

Il me tarde le bout du tunnel. C'est une partie que j'apprécie le moins. Route, tunnel, bruit.

Cela commence à redescendre. On y arrive. OK. C'est la fin du tunnel.

Le jour n'est pas encore levé. Brume de ce côté. Descente sur 3 ou 4 kms.

65 / 70. Il ne fait pas froid. On y va. Route à double sens. La circulation n'est pas fermée mais on roule à 70!

Lumières, gyrophares. Virage à gauche et les premiers chemins.

On retraverse le torrent. Il est sur la droite maintenant.

Piste forestière. Cailloux. Successions de tobogans pour rejoindre le premier ravitaillo au 30kms.

On traverse des rios et plus le choix, on se rafraichit par l'arrière.

Un ou deux passages techniques, mais on perd beaucoup moins de temps que l'an passé.

Le jour s'est levé. Nous avons éteint les lumières. Il fait bon. Le ciel est magnifique. Et encore cette lune sur la droite.

La première partie du parcours est assez joueuse. Il faut faire gaffe. S'alimenter malgré le mal au bide.

On vient de reprendre une portion de route avant Vinyal. Histoire de prendre une bosse de 15 à 18% et des singles avant le ravitaillo.

Virage à gauche. On traverse un pont. Bosse encore et ravitaillo.

Aquarius, eau, coca, pastèque, orange, banane, sandwichs au Nutella. Pas grand chose ne me fait plaisir.

Pourtant il faut s'alimenter. La journée va être longue. Très longue.  

J'avale une de mes barres. Tranquilo. On repart et première montée.

Les premiers cols ont des pourcentages élévés. Ils sont assez courts mais ça monte.

A part le mal au bide, je suis bien. Les jambes tournent bien. 

La montée est sur une piste forestière. Vraiment sympa.

Avant la descente, on emprunte un single dans les sous bois.

Les rayons de soleil essaie de traverser la végétation. C'est vraiment très jolie. 

Les vrais compagnons, aujourd'hui, sont finalement, les brins d'herbe, les arbres, les rayons de soleil, le vent.

J'adore cette partie. Single, sous bois, relances. Je ne sais pas comment la journée se terminera, mais là je, on prend du plaisir.

Une partie de la descente est un peu compliquée. Des pierres. La montagne. 

Nous sommes en file indienne. Le premier de cordée n'est pas à l'aise. Cela bouchonne.

Et puis quand, nous ne sommes pas à l'aise, on hésite, on va trop lentement et c'est la chute.

Je ne sais pas comment il s'est débrouillé, mais il s'est retrouvé sous le vélo, et il a repris le guidon en pleine face.

Le gars devant moi et qui était juste derrière lui, se retourne vers moi en faisant la moue. On ne rigole pas. 

Je compatis. Moi non plus je ne peux pas rire malgré la situation. Le gars s'écarte. On peut passer. Ciao.

Cami de agua. Encore des singles des tobbogans avant le portage. Ces parties sont usantes. Sympas mais on y laisse de la gomme.

Tobbogan, virage à gauche. Stop. Une chica est allongée par terre. Le genou en sang. Je ramasse son vélo que je range sur le côté.

La route n'est pas loin. Elle va y arriver. Ciao.

Portage. Poussage. File indienne et arrivée sur la route pour la fin du col.

Il y a des coureurs partout. Pour l'instant, on ne roule pas seul.

Je roule une longue partie avec une fille qui vient de larguer son mec (il est à la rue et il gueule...) 

On roule et puis au bout de 2 ou 3 kms, elle se range pour l'attendre. J'étais un peu en surrégime.

Je me reconnais et je pense à Jeannot. Je n'arrive à me rappeler pourquoi. Virage à droite. Casa Jeanot. OK

Route on descend. On arrive à l'église.

Pedalsdefoc 29juin2013 20 36

Quelques kms et second ravitaillo.

Toujours la même galère pour se ravitailler. Pourtant, il faut se forcer. Mais je n'y arrive pas. Enfin pas suffisamment.

Encore deux cols et mi parcours.

Le prochain est sur une piste. Mi asphalte, mi chemin. 

Pas d'ombre, il commence à faire chaud. très chaud.

Boire. La pente est assez sévère. Irène pose le pied.

Au niveau des jambes, todo bene.

Descente, ravitaillo et nous sommes au pied du Col d'Oli.

Tu peux résumer la Pedals de Foc, par le Col d'Oli, Triador, Montgarri. Passages obligés.

Je le dis et le redis. C'est un de mes parcours préférés. C'est la troisième fois que j'y viens.

Parce que j'y ai des souvenirs particuliers (je l'ai faite, seul, en trois jours, orage le premier jour, GPS HS, failli me perdre au col d'Oli le deuxième jour,

repas le deuxième jour où notre hôte nous racontait des histoires de montagnard et puis c'est la montagne, les paysages, la remontée dans la vallée vers Baqueira)

Je n'aime pas ce col. Le col d'Oli. Enfin, je n'aime pas la fin de ce col.

Première partie sur la route. Virage à gauche. 

On contoune la ferme sur la droite. Et là on prend la montée en pleine face. Piste, cailloux et fort pourcentage.

Poco à poco. Je suis bien. Je connais le parcours. C'est dur mais j'aime cette portion.

On arrive à proximité du col. Totalement dégagé.

C'est comme si on arrivait en haut d'un volcan. Encore de l'herbe et puis des pierriers. Il faut porter au milieu des rochers.

100m sur le vélo, 100m de portage. Et cela jusqu'en haut du col d'Oli et une grande partie de la descente.

J'ai toujours envie de jeter le vélo à cet endroit. Je hais cette partie. Mais cela fait partie du jeu.

Interminable cette partie. Puis enfin on reprend la route.

Descente vers Torre de Capdella. Dernier virage sur la gauche. Début de la montée.

Sur la route. Faux plat montant. 2 kms et ravitaillement. Enfin des pâtes. 

Un peu de moins de 100kms. 3000m+ pour 8h01 de course.

Il est 13h. Il fait une chaleur étouffante. Sortir le maillot technique. Il fait cocote minute.

Toilettes. Manger des pates. Envoyer des nouvelles. Lubricante sur la chaine et repartir.

Repartir pour le Col de triador. Sommet de cette Pedals de Foc.

Encore 2 ou kms sur la route. On biffurque sour la droite.

En tout ce col fait entre 15 et 17kms. Je ne sais plus. Il en reste donc une bonne dizaine.

Je consulte la courbe sur le GPS. Pas encore en haut!

Large piste. La montée est régulière. 7 à 8 % sur les premiers kms.

Mal au bide. Pas bien. La chaleur. Au fur et à mesure des virages, des lacets, on roule à droite ou à gauche pour chercher l'ombre.

Cascade. Stop. C'est la queue. Se rafraichir. Bidon, casquette. Il y en a un qui y met la tête.

Il faut repartir. Pas de terrains à acheter.

Stop. Marcher. Tranquille. Les forces disparaissent.

Dur. Tranquille. Avancer. Encore. Chercher un moyen de penser à autre chose. Rechercher le réconfort dans un sourire, un encouragement.

Qu'est ce que tu fous là. Tu n'en as pas marre de t'imposer cela. Il faut être maso. Tu sais qu'à un moment ou un autre, cela va être dur.

Mais tu y reviens. Encore et toujours. Encore marcher. Tranquillo. Poco a poco (Flo)

Je me trouve un petit coin d'herbe. Il fait moins chaud avec l'altitude.

Je m'allonge. Je suis bien. Prendre le temps de récupérer. Regarder le ciel. Et si c'était cela le bonheur.

Le vent, le ciel bleu, la montagne. La vue. Les coureurs qui passent. Qui sourient. Qui te demandes si cela va ?

Je repars au bout d'une dizaine de minutes. Je me cale dans la roue d'une fille. Tranquille.

Les derniers kms ne sont pas durs . 4 à 5% max. Ce n'est pas une course. Enfin si. Mais tu es dans les temps. Large.

Mais je ne reste pas dans sa roue. J'ai du mal à gérer cette course.

J'arrive au sommet. 2100M.  Ravitaillo. La vue est superbe. On voit tous les lacets.

10h41 de course. 15h41. J'ai perdu énormement de temps dans cette montée. Et d'énergie. A voir.

Foc itinerari

Prochain objectif. Espot.

Je me suis un peu refait la cerise.

Petite descente, virage à gauche, et un interminable passage nous attend pour rejoindre l'autre vallée.

Grande piste. Montées, descentes. De superbes cascades.

Pedal6g

Je rejoins deux espagnols. Cela roule tranquille.

Mais c'est certainement cela la clé.

Je reste dans les roues. Un Movistar double et moi, comme un abruti, je décide d'y aller.

Ce qui est fait, n'est plus à faire. Si ce n'est que ce genre de reflexion pour 80 ou 100 bornes. Ca marche. Pour plus....

On enchaine les tobbogans. Et bien sûr, sur une montée, je le double et je pars.

La dernière montée avant la grande descente, n'est pas longue mais les pourcentages sont un plus importants.

On traverse un torrent. Des enfants se trempent les pieds. Les parents sont au barbecue...

Des chevaux, des vaches sur cette portion. Et ils empruntent toute la piste. Ralentir. Passer proche. Relancer.

On voit, depuis un moment la dernière montée avant la bascule vers l'autre vallée.

Beaucoup monte à pied. Pas moi. Un point d'honneur à passer sur le vélo. Quel andouille.

Tu pourrais économiser tes forces. Mais non. Pour gagner 20, 30 secondes. Super.

Descente sur Espot. Première partie, large, puis virage à droite, remontée. Je me sens des ailes. Ce n'est pas comme si je n'avais pas d'expérience.

Je rattrappe un groupe qui met un tempo moins soutenu dans la montée. Puis redescente.

Cette descente sur Esport est faite de longues descentes, de deux ou trois montées et d'une descente sur un single.

Pas le temps de récupérer. Je suis fatigué mais paradoxalement les jambes vont bien.

Espot. 143kms. 12h26 de course. 17h26.

Bon, ici, c'est l'apocalypse. Des coureurs, à l'ombre, sont allongés. Des vélos sont déjà rangés sur les portes vélos.

Des coureurs se dirigent vers les bus ( il y aura plus de 300 abandons ou éliminés par les barrières horaires.

En général sur ces courses, le pourcentage d'abandons est de 10%. Ici plus de 33% 642 finishers sur 967)

Se ravitailler. Les bénévoles me lavent les bidons et me les remplissent. D'eau. Je ne peux plus boire d'Aquarius, ni de Coca.

Je prends un sandwich. Bof. Je le mets dans la poche. Je le mangerai en route.

Je repars. Tout seul. Maintenant les coureurs, enfin les groupes sont disséminés un peu partout dans la nature.

J'essaie de manger le sandwich. Deux bouchées que je ne peux pas avaler. Je recrache tout....il va manquer de la gazoline...

Virage à gauche, et c'est reparti. Successions de tobbogans encore avant de rejoindre le prochain point de controle. Isil.

Deux ou trois montées de 2 ou 3 kms. 6, 7 %.

Bifurcation sur la droite. Chemin. A l'ombre. En fait le soleil se couche.

Maxime a du finir la sieste. J'arrive petit bonhomme.

Je suis rattrappé par 3 gars. Je ne peux pas prendre les roues.

Je reconnais le village de Son. J'y avais dormi lors de ma première traversée.

Chemin sur la gauche juste avant l'église.

J'ai été récupéré par un groupe de 8 à 10 coureurs. On roule, en file indienne, sur le single.

Encore des petits coups de cul et des descentes techniques. Je reste dans les roues. Mais ça devient compliqué. 

Pas les jambes mais l'état général. 

Stop avant une barrière rocheuse. Il faut porter. On se regarde. Qui va lacher en premier ?

Un Espagnol remobilise le groupe. Le plus dur est fait. Uniquement un faux plat jusqu'à Montgarri.

On sourit. Je commence à connaître mon corps et certains signaux ne sont pas bons.

On repart. Descente et on reprend la route.

C'est parti. Dans 2 ou 3 kms, il y a un prochain ravitaillement.

C'est parti, parce que cela va monter sur une trentaine de kms. 6 ou 7 kms sur la route, puis après vers Montgarri puis Baqueira.

Le torrent est pour l'instant à droite. La montée est sur 3 à 4 %. Un long faux plat.

Je suis seul. Le premier groupe est parti et j'ai laissé d'autres coureurs.

Ravitaillement. Espot II. Les coureurs ont mis les vélos sur les voitures. D'autres sont allongés.

Certains repartent. Les visages sont défaits. Plus beaucoup de sourire.

Je vais discuter avec un des membres de l'organisation pour me rassurer.

Je sais qu'il reste moins de 50kms. 30kms de montée. Enfin de faux plat. Plus de difficultés.

Je repars. Encore seul. Avancer encore. Puis au bout de 3 kms, se poser.

Se poser les bonnes questions. Plus de kérozéne. Il reste entre 3 et 4 heures de course.

Si près. Si loin. repartir. Puis se rendre à l'évidence. Je ne verrai pas Montgarri.

Montgarri

Je redescends jusqu'au point de ravitaillement.

Il est 19h30. 14h25 de course. 165kms. 5500m de dénivelés.

Je m'allonge sur le bord de la route. Je suis cuit. Tout retombe. J'étais sur l'excitation de la course.

Je suis vidé. Je craque. Not finisher. Envoyer les news.

Ces 20 minutes ont été peut être les plus dures de la journée. 

Annoncer de ne pas être finisher. Ne pas ramener la médaille à Maxime.

Décevoir Isa, La team tuche, toutes les personnes qui t'ont suivi. Te décevoir.

A ce moment, cet ultra, sera mon dernier.

Tous ces entrainements, toutes ces sorties, tous ces sacrifices (que tu veux) pour cela.

Merci pour tous vos témoignages. Cela fait du bien même si je fais ce genre d'épreuve pour moi. Pour me prouver quoi ? J'en sais rien.

Ne plus se contenter de marathons. Quel intéret si tu es certain de finir? Des épreuves de 6 ou 7 jours ? Sauf accident, tu termines.

Le plafond de verre ? Les limites ? Aller jusqu'où ?

Je suis un éternel insatisfait. Toujours plus. Un ultra, c est quand même assez débile. Entre 16h et 18h sur le vélo.

Demain je me reprocherai de ne pas avoir été encore plus loin dans la souffrance, dans les limites. 

Est ce que j'étais vraiment au bout après 14h30 ?  Après 5500m de dénivelés.

Finalement après quelques jours, je pense que j'y repartirai. Avec vos encouragements. Avec une préparation différente.

Un braquet différent. 

Avec quelqu'un. Avec mon staff qui m'a drôlement manqué ces deux jours.

Mais la Pedals de Foc Non stop, je la terminerai. RDV 2019.

Pedals de foc classement

Nb. Iréne arrivera à Isil une bonne heure après moi et terminera, elle, en 17h19 et la fille que j'ai doublé dans le Triador,

finira elle, en 17h52.

Comme quoi, je pense qu'il faut aborder cette épreuve avec une approche totalement différente.

Je te ramenerai la médaille bonhomme.

 

 

Hondarribia - Pasaia

Hondarribia – Pasaia.

Dimanche 10 juin 2018.

Une des plus belles randonnées sur le secteur. Avec des paysages à couper le souffle. Mais il faut les gagner.

Départ de Guadeloupe. Traditionnelle logistique. Il faut aller laisser des voitures à Pasaia.

Un peu de retard à l’allumage. Mais tout le monde est là et de bonne humeur.

Et avec un peu de chance, nous n’aurons pas à mettre ponchos ou kway.

Descente vers la crique, puis on suit le littoral.

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Le paysage est vraiment grandiose. Pour l’instant, pas trop de difficultés. On profite.

On profite trop d’ailleurs car on assiste à la première chute (Patricia) Soirée de la veille ?

Les paparazzis n’ont pas immortalisé la chute. Ne pas faire de social. Du sensationnel et après on se préoccupe de la santé de la personne.

Je ne me lasse pas de cet endroit. Et j’y retourne régulièrement. Soit en vélo (VTT ou route par le Jaizkibel) soit en rando.

J’ai la trace et honnêtement, sur la première partie, je n’en ai pas besoin.

Première pose au bout de 5 kms. Todo bene.

Passage en bord de mer. On ignore la trace pour passer au plus près de la mer sur la barrière rocheuse.

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Première difficulté. Je décide de passer par le chemin original. On ne va pas rajouter des difficultés supplémentaires. Le chemin est étroit.

Et même si nous ne montons pas à de très hautes altitudes, la moindre chute serait tout de même fatale. Donc Kontuz.

La végétation est impressionnante. Et il n’y pas grand monde sur le tracé.

Je ne sais pas si nous avons croisé 10 personnes dans la journée.

Je ne trouve pas le passage avec la corde. Nous sommes sur la trace, mais je ne vois pas le chemin. Je monte, je redescends. Je ne comprends pas.

Je demande à une personne, dont je tairai le nom, de se déplacer de quelques centimètres. Elle est appuyée sur un rocher, avec l’emplacement d’un pied. Le chemin est derrière.

Premier passage technique. Pause méritée. Fin de la première partie. Nous avons parcouru 11 kms environ. La moitié du parcours mais la plus facile.

La seconde partie est donc, beaucoup plus difficile. Successions de montées (raides) et de descentes. Pour couronner le tout, les fougères, les ajoncs cisaillent les cuisses et les mollets. Les filles ne vont pas pouvoir se mettre en jupe pendant quelques jours….

Le chemin n’est pas vraiment balisé et sans le GPS, il est vraiment difficile, par endroit, de retrouver la trace. Et ce qui devait arriver, arriva.

Pour la petite histoire, j’avancerai que le chemin pris est plus long (un chouia) mais moins difficile.

Jamais perdu, un petit peu égaré, mais beaucoup rallongé. Les panneaux, rares, mais à cet endroit, il y en avait, nous indiquaient la direction de Pasaia. Mais le passage en légère descente, entre les deux rochers, malgré les marquages ne me rappelaient rien. Trop tard ou trop loin, pour faire demi-tour.

Un Migliorini, ne fait jamais demi-tour et au grand désespoir de ma femme, je retombe toujours sur mes pattes.

On suit le littoral, sur une grande piste. Entre le Jaizkibel et la mer. La trace n’est pas loin. Tout au plus à 300m mais impossible d’y revenir dessus. Je m’avance sur un premier chemin, tout en prenant soin de laisser le cheptel en haut. Je ne vais pas les obliger  à faire demi-tour. Ils ne sont pas inquiets, mais les traits se tirent, et le poulailler est moins bruyant.

Petite cascade. Le parcours est glissant. Stéphane nous fait une Holiday On Ice mais se rattrape avant la chute. Florence nous fait le grand écart (début de crampes) Tout est dans la boite.

Essai n°2. Ils attendent pendant que je descends vers la mer. C’est OK. On va reprendre la trace. Ils arrivent. Second stop. Je continue la descente (j’espère que c’est bon car s’il faut remonter, c’est la fin)

Impec. On arrive à la cabane du pécheur. J’ai rallongé pour la bonne cause mais on arrive pour traverser la plaque. Un des clous de la journée. Il était impensable de faire cette rando sans ce passage. Je suis content.

Plaque

Nous ne sommes que trois à connaitre le parcours (Isa et ma sœur) et à cet instant, elles savent que le plus dur arrive.

Traversée de la plaque, passage sur une traverse, et montée droit devant. Et très fort pourcentage.

Passage plaque

Il reste trois ou quatre montées.

Apres plaque 1

De plus, on va manquer de kérosène. Toutes les bouteilles sont vides. Il faut dire que certaines personnes sont parties avec 50cl d’eau !

On se partage les derniers radis, les dernières cerises. Survivor ou Koh Lanta.

Poco à poco. De toute façon, pas d’autres alternatives.

Et comme diraient mes collègues de vélo, il y a du pschitt dans l’air. L’orage gronde (au propre comme au figuré)

Port 1

On distingue l’entrée du port de Pasaia. On s’en rapproche. Pas assez vite pour certains.

Descente en bord de clôture. Pas roulant le chemin. Je rassure le groupe. Dernière descente, on remonte dans les bois. Il se dit qu’à cet endroit, les soirs d’hiver, on peut entendre une voix qui crie Bruno, Bruno….(A chaque sortie, ses anecdotes)

Grande clairière. Des ânes. Une fille qui promène son chien. Première présence humaine depuis des heures…

Plus rien à boire maintenant depuis deux ou trois heures. Certaines envisagent d'aller s'abreuver dans le réservoirs pour les moutons ou potioks.

Je repars chercher Patricia (Elle arrive au courage - Il est plus sage, parfois, de refuser quelques verres la veille d’une sortie)

La civilisation est proche. On distingue les premiers toits de Pasaia.

Il faut puiser dans les dernières ressources. C'est dur.

Recup

Chemin de crête, descente un peu technique avec quelques lignes de vie, l’antenne, à gauche.

Dernière descente sur la route bétonnée et striée. Stéphane est assis au milieu de la route. Impossible de prendre la photo. Plus de batterie sur les portables et les montres connectées.

Nous n'aurons pas la distance exacte parcourue ni le dénivelé. Mais quand on aime, on ne compte pas.

Bord de mer. Nous prenons d’assaut le premier bar (assaut est vraiment le mot) Le personnel n’a pas le temps de nous donner les verres, que les boissons sont ingurgitées sous leurs yeux incrédules.

Quelques sardines, quelques verres de plus. Tout le monde s'est refait la cerise.

C’est fait. Superbe ballade. Tout le monde est ravi. Fatigué mais ravi.

Les mauvais souvenirs s’estomperont avec le temps.

Je ne suis pas certain que tout le monde reviendra. Je renouvelle les effectifs à au moins 80% à chaque sortie.

Retour à la maison à 22h. Je ne suis jamais rentré aussi tard d’une rando (heureusement, il n’y avait pas kermesse)

Au fait quand j’avais annoncé 21 pour la distance. C’était des miles.

Un peu crispé les sourires, non ?

Arrivee

Tourmalet - Pic du Midi

Tourmalet. Pic du Midi

6 juin 2012 – 6 juin 2018

Six après, jour pour jour, je repars à Luz.

Un peu inquiet, car j’ai retrouvé une trace mais je ne sais pas si elle est bonne. En 2012, pas  de Strava ou Garmin Connect.

Peloton de 9 coureurs. La Team Tuche avec 2 personnes de VTT Chalosse.

Départ de Luz Saint Sauveur. On monte par la route, direction Barèges. Petit chemin sur la droite au bout de 2 kms, avec des marches.

On resdescend sur la route qui monte au Tourmalet et à droite direction les Cabanes. C’est bon. J’ai au moins la première partie.

On monte par la route, ou des petits chemins. La pente est régulière et propre. Par contre, il va y avoir du dégat.

Petit portage, avant l’arrivée à Super Barèges. On arrive en haute montagne. Je n’ai pas suivi les deux machines sur les derniers métres.

On attend le groupetto, petite descente sur des grandes pistes, passage devant chez Louisette, puis virage à droite, et on reprend une piste.

Idem, je laisse les deux machines et monte à mon rythme.

On enchaine sur une descente un plus longue pour reprendre le Col Laurent Fignon et finir le Tourmalet par la route. 6 kms.

David me rattrape à 4 kms du sommet et me dépose. Je reste à portée de fusil et le reprend à 2kms du sommet.

Traditionnelles  photos en haut du Tourmalet mais nous ne sommes pas arrivés. Et je pense que nous n’irons pas bien loin vu la neige.

Tourmalet haut

On repart et effectivement, 500 mètres après, gros névé. David s’y aventure à pied et je le suis. Je m’avance sur 1 kms environ à pied mais il faut se rendre à l’évidence,

impossible de monter. Comme il y 6 ans.

Neige

Descente par la route, et 2 kms après, on reprend (on tente) un chemin.

Je l’ai déjà dit, jamais perdu. On revient sur la trace. Sympa. Petit single.

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Passage de cascades.

Cascade

On arrive au dernier embranchement. Il reste 21kms. On est à 1500m de dénivéles + et il y a la kermesse….

Ils décident de monter. Piste large, 9, 10% et des pierres. Nico a un problème de kérozéne. J’essaie de rester dans le roue de Grégory, mais je dois rendre, assez vite, les armes.

Il doit rester un km de montée, une partie de tobogan mais on décide d’en rester la pour aujourd’hui.

Descente par le chemin, puis la route jusqu’à Luz.

Des passages à 71kms. C’est grisant.

Une belle sortie. Mais il faudra y repartir en espérant, enfin, terminer cette boucle.

Et mon Strava sera bien paramétré !

MTB Challenge - Cerdanya - Manche n°3

Dernière manche, un mois après le Portugal.

Cela va mieux. J’ai eu une semaine compliquée après le lundi de Pentecôte.

L’Euskal, la crève par-dessus, j’ai eu un peu de mal.

Mais tous les voyants sont au vert. Le boulot (enfin futur), la reprise de la CAP, les vacances qui approchent. Todo bene.

Puigcerda – 3 juin. On va encore se cailler toute la journée.

Départ 9h. 800 coureurs environ. Il fait 12°C…

Premiers kms à 40kms. N’importe quoi. Et Je me fais doubler…

Première ascension. Piste large. Au-dessus d’une mer de nuage.

Une bosse de 6kms, 450m de dénivelés. Impec. On bascule sur un chemin de crêtes, singles.

Stop. Nous sommes en file indienne. Il y a un pont un peu plus bas et il faut passer à pied.

Un Espagnol (il n’y a que des Espagnols) double et s’accroche violemment (verbalement) avec une Espagnole.

Elle a raison. Il n’a qu’attendre ce tocard ou rouler plus vite dans les montées..

Enfin, comme en trail ou CAP, des coureurs qui prennent la largeur de la route ou qui se mettent sur la première ligne alors qu’ils vont marcher au bout de 500m…

Premier ravitaillo (maigre) et on repart sur des singles le long d’un torrent. Nombreux passages à guets, des relances…sympas mais on se laisse griser. On relance…

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De multiples traversées de torrents, à pied, et puis un premier pont, à pied mais qui devait passer sur le vélo.

Second pont. Cela passe sur le vélo. Premier coureur. OK. Le second pile, juste à l’entrée du pont et bascule dans le torrent. Il se relève vite.

Plus de peur que de mal, mais ll est trempé. Nous avons attendu quelques minutes mais après nous n’avons pas pu nous contenir.

On ne pouvait plus s’arrêter de rire et à force, le mec s’est vexé…

On repart. Gros coup de cul sur la route pour la  traversée d’un petit village (bifurcation entre le rally 40 et le marathon)

Seconde ascension du jour. 900m de dénivelés à prendre. Single avec des pierriers puis grande piste.

Je rattrape le plongeur qui veut me laisser passer. Je lui explique (en anglais) que je préfère rester derrière lui, et attendre le prochain pont…

Pas de réponse. Pas trop d’humour.

Meranges. Passage sur la route. Relance sur grand braquet, puis virage à droite et montée sur un single.

Un km OK, mais après impossible. Portage. On arrive à 2000m.

Nous sommes en montagne. Supers paysages. Grandes pistes au milieu des pins, des petits lacs.

Successions de montées et descentes (toboggans) pour arriver sur la descente.

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Descente de trail. Au milieu d’une cascade. Les pieds trempés. Mais le parcours est vraiment sympa.

On arrive sur le dernier single en descente. A flanc de montagne. Ils avaient montrés la vidéo sur le net. Le chemin est étroit mais il n’est pas piégeux.

On peut rouler. Rester concentrer. Virage à gauche. Le chemin devient plus large. On peut envoyer. Je ne suis pas un grand descendeur mais ça passe et je rattrape du monde.

76 kms. 6h18 de course. 5h47 de déplacement. Pas mal avec les portages et descentes à pied.

178 / 327 aujourd’hui.

Le premier en 3h51 et la première fille me met 1h06…

168 points au général. Position 36 / 616. 4éme sur les Masters 50.

Super challenge. Le format. Les parcours. L'organisation.

Mais il faut rentrer sur Toulouse. Vite. J'ai l'artiste qui m'attend.

Ombres maxime papi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochain objectif, à la fin du mois. Pedals De Foc Non Stop. Ultra Marathon. Cette année, il faut passer. Encore 4 semaines de prépa, de peaufinage….

MTB Challenge - Girona

MTB Challenge

Manche n°2

78kms - 1700m+

Du Single, du single, encore du single.

Un joli parcours encore. Exigeant avec la boue et le manque d'adhérence.

Au final plus de 1900m de dénivelés positif.

Rendez vous à Puigcerda pour la dernière manche début juin.

Mais d'ici la, il y aura d'autres échéances.

 

Mtb challenge

VTT Vieux Boucau

Dernier week-end de préparation avant le Challenge MTB.

Nicolas nous invite pour une ballade.

St Paul, Magescq, Soustons, Vieux Boucau et retour.

100kms de VTT. Au mois de février...

7 vétistes au rendez vous.

Pour corser le parcours, Nico demande à un des potes de nous faire découvrir quelques singles entre Soustons et Vieux Boucau.

De jolis parcours dans le secteur. Joueurs. Mais il faut rentrer.

5hrs de velo. 100kms. Une belle après midi avec des mecs bien sympas.

Dimanche, 40kms. Quelques sprints. Mais les cuisses un peu dures.

On verra dimanche prochain. Mais la prépa est bonne et puis il reste encore du temps avant le Portugal.

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Bonne année

Dernier run dimanche matin.

Avec la poussette.....

Encore une belle semaine avec le pirate.

Piscine, San Se, réveillon jusqu'à 1hr du matin.

Il a failli nous coucher. Quelle vedette mais toujours avec 

Le sourire.

Le pirate est reparti avec ses parents et nous a laissé comme deux 

Cons....

Ok tant pis.

2 janvier, il faut repartir.

Bonne année à tous. Que tous vos projets se réalisent.

En ce qui nous concerne, une année chargée, avec quelques

Jolies épreuves qui nous amèneront à Rome, au Portugal, à Berlin

Entre autres, en passant par des épreuves incontournables en Espagne.

Le reste du temps, nous essaierons de profiter 

Du petit bonhomme.

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MTB Challenge EMPORDA

3/12/17 Dernière course de l'année

Première manche des trois manches que composent le MTB Challenge Serie

Cruilles

75kms 2000m+

Lorsque j'ai téléchargé la trace, Wikiloc m'annonçait 1750m. Et cette annonce m'avait plutôt rassuré.

Car à cette période de l'année, la distance et le dénivellé étaient quand même assez important.

Départ rapide. Pour se réchauffer. Je n'ai pas hésité longtemps entre le long et le court. Même si certains étaient en tenue courte.

Cela part donc assez vite. Une course et très vite ça monte.

Des montées très séches et avec énormement de cailloux.

Des singles, de la relance.

Je pense qu'il y avait 60 kms de singles. Parcours très joueur et assez piégeux.

J'ai vu quatre chutes et un bout de nez qui pendait....

Début de crampes au 50éme mais le paysage, vue sur la mer, a du me les faire passer.

Finalement, 6h12 au compteur avec un peu plus de 2000m +

208 au classement.

Pour une clôture de saison et à cette époque, pas trop mal.

Maintenant un peu de repos et RDV en 2018 avec un programme assez chargé.

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Marathon Berlin

La saison 2018 va être chargée !

MTB Challenge

Eat, sleep, ride...et on recommence. ...

Dans 4 jours, première épreuve du challenge.

Pas forcément prêt mais impatient.

Behobie - Donostia San Sebastian

8éme participation.

Temps pluvieux mais nous sommes passés entre les gouttes.

20kms de pur bonheur. Encore une ambiance indescriptible.

Du monde sur les 20kms. De la musique. Animo...

Je crois que c est la plus belle course, avec une arrivée en bord de mer.

30 000 coureurs.

1h42. Content de mon temps. Et une très belle après midi dans les bars

Pour clôturer. 

Dans trois semaines, dernière course de vtt et première course

Du challenge.

 

 

Marathon Bilbao

Marathon Bilbao

Samedi 21 octobre 2017

4h37. Loin, très loin de l'objectif. Pourtant la préparation me semblait correcte.

Pas de problème physique. Accumulation des kms et pourtant très loin des 3h55.

Départ 20h30. Stade San Mames. Très jolie enceinte. Départ sur trois vagues, toutes distances confondues.

Pas mal de monde sur le parcours, des enfants. On tape dans les mains. 

Au neuvième, cela commence à se garer. Tous les coureurs "Pirata" 10kms tournent. 

A la fin du premier tour, passage à droite de l'arche d'arrivée et là on se sent seul. Plus grand monde sur le parcours.

Isa m' a pourtant amené au semi en 1h55. J'étais bien malgré un affreux mal au ventre. 

Arrêt au 22 pour satisfaire un besoin naturel et après, plus rien.

Début de crampes, mal au talon....et il reste 20kms.

Marche, course, beaucoup de marche et finalement tu rentres.

Pas d'euphorie au passage de la ligne. Pourtant finisher. Finisher d'un huitième marathon. Mais à quel prix.

Il va falloir quelques jours pour récupérer, analyser la course et cet échec.

Valentin m'avait posé un jour la question: Tonton, pourquoi tu fais tout ça. Tes marathons, tes traversées en VTT. 

Je n'avais pas su quoi répondre.

Maxime me posera peut être la question.

Le temps qui passe, la joie d'y arriver, même si nous avons tendance, ensuite à banaliser le résultat (le fait de terminer)

J'espère que Maxime ne nous prendra pas pour des barges et qu'il sera fier de son papi et mamie.

La saison 2017 touche à sa fin. Behobie et il sera temps de se pencher sur la préparation pour 2018.

Portugal MTB, Pedals de Foc Non Stop. Ensuite on verra.

Avec les encouragements de Maxime, d'Isa, des deux stars qui nous accompagnent à chaque course, chaque entraînement.

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Marathon Bilbao

La préparation se termine.

Un petit run, encore demain matin.

Pour la première fois, pas un seul pépin physique lors de la préparation.

Ce n'est pas pour cela que je vais faire un temps.....

4h, un peu moins j'espère, à courir samedi soir dans les rues de Bilbao. Deux boucles.

Pas de pluie annoncée, un parcours plat, un lièvre, la fête.....

Ça va le faire.

PDF VIEHLA 2017

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Quelle journée.

Dommage de faire cette course au mois de novembre.

Départ 5h du matin. 4° !

Le départ est situé à 100m de l'hotel. Uniquement le parkling à traverser. Isa aurait pu venir en robe de chambre.

Gants longs, buff, surchaussures, veste hiver. Tout çà le 01 juillet....

Départ dans le 3éme sas. Une véritable cohue....on a le temps, la journée va être longue.

100m pour franchir la ligne; virage à droite, 100m dans les rues de Vielha, virage à gauche et c'est déjà parti.

Ca monte déjà. Vite. pas de repères. Nuit. Eclairage à la frontale.

Au bout de 4 kms de montée, on revient sur la route. Direction le tunnel de Vielha.

Une voie est réservée pour la course. 5 kms dans le tunnel. Faux plat montant. Je me cale dans un groupe. Cela roule vite.

Je ne suis pas bien. Du mal à respirer dans le tunnel. Un bruit assourdissant lors des passages des camions. Vivement que l'on soit de l'autre côté.

Le jour se lève. On aborde la descente. Ca caille un max....

Virage à gauche, enfin nous sommes sur les chemins.

Premières traversées de torrents. Ca réveille.

Première descente technique. A pied. On est bloqué....

Premier ravitaillement au 30éme. Toujours les gants, la veste....

C'est parti pour le premier col. Tranquillo. Je reconnais les pentes. Larges. Pas trop de pourcentage.

Je suis bien. On arrive au sommet et début de la descente sur un single.

Nous sommes en file indienne. Arrêté....La descente est technique mais quand même...

En bas de la descente, un passage assez large puis nouvelle descente technique.

Je rattrappe un groupe (maillots orange) je ne comprends rien. Ils font un run and bike! Un mec a deux vélos. Un revient à pied et reprend le vélo.

Quelque mêtres plus loin. Rebelote. A ce rythme, on est pas arrivé.

Subida. Le groupe s'arrête pour nous laisser passer et je comprends.

Ils accompagnent un unijambiste. Le mec qui court à côté est la pour lui maintenir l'équilibre ou l'aider.

Chapeau mais sur un parcours aussi accidenté, c'est de la folie.....Et nous ne sommes pas dans le Col d'Oli....

C'est reparti pour le deuxième col. J'enchaine les montées et les descentes. Dans les temps pour la barrière. 9hrs.

Isa doit se lever, déjeuner. Il faut être un peu barge pour se lever à 4h et rouler à partir de 5h par un temps pareil.

Mais les paysages sont fabuleux. La montagne.

Ascencion n°5. Col d'Oli. Je ne me souvenais pas que les pentes étaient si dures.

Arrivée au sommet. Paysage lunaire. Une longue procession. Descente technique. On marche. On passe plus de temps à pied que sur le vélo.

On termine la descente sur la route. Ca file. 65kms.

Torre de Capdella. Pied du col du Triador. Isa n'est pas là. On échange par SMS. Elle est déjà à Espot...Mais je n'ai plus les jambes.

Extreme Bardenas a laissé des traces et deux ultras en 3 semaines. C'est trop. Je prends mon temps et j'évalue la situation.

Mi parcours. 100kms. 3200 de dénivelés en 8h30. Il me reste 3000m et au moins 8h.

Le plus sage est de ne pas se griller. J'ai vu. J'ai reconnu le parcours. Pas plus simple que la Gigante et pas mal de portage;

Je reviendrai l'an prochain et je n'aurai pas de course une semaine avant.

Isa vient me chercher. Elle arrive vers 15h. Des coureurs arrivent encore au point de contrôle. Bon courage.

Retour Vielha. Douche, puis bière et tapas...

Il fait un temps dégueullasse à Vielha. Les coureurs arrivent trempés.

Le premier mettra 10h18.

Le dernier arrivera en 19h13...

A l'année prochaine.

Maintenant récup, vacances.

On verra dans quelques semaines pour le programme de fin d'année. Marathon de Bilbao ?

2018. MTB Portugal, Euskadi Extrem et Pedals de Foc Non Stop.

 

Pedals de Foc Non Stop

Pedals de Foc Non Stop

COPA CATALANA INTERNACIONAL BTT

ULTRAMARATHON

La PDF Non Stop MTB Ultramarathon llega a su 12ª edición en 2017 y será el primer Campeonato de Europa MTB Ultramarathon de la historia!

Es un raid de btt de unos 213 kilómetros y con 6.200 metros de desnivel positivo con salida y llegada en Vielha, Valle de Aran (Lleida).

La ruta sigue el itinerario de la  mítica Pedals de Foc en su mayor parte. Pasa por las comarcas del Valle de Aran, la Alta Ribagorza, el Pallars Jussà y el Pallars Sobirà, en el Pirineo de Lleida.

Los últimos años ha sido el Campeonato de España de la especialidad, y en 2016 se llegó al récord de inscripciones con más de 800 ciclistas.

Mapa foc petit

Pdf17 profile

https://www.youtube.com/watch?v=vR6_TvU_gFU

https://www.youtube.com/watch?v=nHCfEKy7Tkk

Extrême Bardenas

Pour la troisième année consécutive je participerai à l'Extreme Bardenas.

20 éme anniversaire, quelques kms en plus, 114 au total cette année, et la météo annonce un temps caniculaire.

La journée va être longue....

Extreme Bardenas avec la team.

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Poussière, vent, poussière. 30 / 32° Pas si caniculaire que prévu.

Première boucle vers les Bardenas Negras avec deux belles côtes. Puis, l'appétit venant, j'ai décidé de faire un peu la course....

On s'y est filé avec quelques espagnols, sur les grandes pistes, les longs faux plats montants, vent plein fer. Un peu juste à Yugo mais mieux que

l'an passé.

232/1500. 5h12. La forme est là. J'aimerai partir une fois en première ligne pour voir....

Belle journée avec la Team.

Maintenant, décrassage dimanche, un peu de récup et place à la Pedals de Foc....et là, c'est un autre chantier.

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Clasificacion extreme bardenas 2017clasificacion-extreme-bardenas-2017.pdf (735.79 Ko)