TITAN DESERT 2015

Titan arrivee

Titan Desert 2015

Une course de légende.

613 participants.

28 nationalités.

Un Français.

600kms dans le désert marocain.

10éme anniversaire.

3 mois de préparation avec Marco.

Mes trois derniers jours sur l'Enkanterriko Pedalak, avec Flo, m'ont rassuré. Je suis prêt.

Mon fan club, cette année ne m'accompagne pas. Ma femme, Karine et Coco passeront la semaine en Andalousie mais seront à mon retour à Madrid.

Je suis partagé entre la joie et l'excitation de partir pour la course et partir.....

Vendredi 24. Isa m'accompagne à Irun. Départ en train pour Madrid.

 

Samedi 25. Réveil 5h.

Je traverse les rue de Madrid au milieu des jeunes qui sortent de boite.

Direction la gare, bus et aéroport.

RDV Terminal 1 à 7h.

6h30. Les premières personnes sont déjà arrivées.

Premiers contacts avec le groupe de Colombiens (ils sont encore 24)

L'avion est réservé pour nous. Les appuis têtes au nom de la Titan Desert ! Où je suis.

Arrivée à Ouarzazate. Formalités. Transfert en bus vers Boulmane Dades.

Nous y passerons deux jours avant le départ.

Haie d'honneur en guise d'accueil avec chants et danses Berbères.

Un village entier est installé. Tentes de 3 personnes pour dormir. Immense chapiteau pour les repas.

Des tentes pour les sponsors et partenaires.

Amazing comme dit le responsable de Quebici !

Je partagerai mon haima avec un Luxembourgeois et un Allemand.

 

Dimanche 26.

Journée consacrée aux dernières vérifications.

8h. Package. Puce, dossard, photos officielles.

Je peux récupérer mon vélo à 10h00. Montage. Impec. Je suis déjà prêt à en découdre.

De nombreux coureurs sont en tenue et vont rouler.

Je devrais aller me dérouiller les jambes.

Il s'en suit une longue discussion avec la Raison (sur mon épaule droite) et El Diablo (sur mon épaule gauche)

Tu ne vas pas aller rouler. Il fait chaud. Tu as 6 jours pour rouler. Repose toi etc....

Va te dérouiller les jambes. Tu as le temps cet après midi de faire une vingtaine de bornes.. Faire connaissance avec les éléments. Vérifier le vélo etc...

J'ai du mental (le même que mon beauf) je pars à la sieste !

18h00. Briefing.

Je comprends rien. Tout en Espagnol. Si ce n'est que départ à 08h00. 116Kms et 2646M+.

Barrière horaire : 10h00. Tolè général.

Enfin rien de nouveau.

On part dîner et se coucher. Tout le monde est impatient d'en découdre....

 

Lundi 27. Etape 1.

Boulmanes Dades – Aknioun

116 Kms. 2 652M+

Réveil 5h15 par la prière.

Rituel pendant toute la semaine.

Sanitaires

Annonce à la sono à 6h00 pétantes « Bienvenudos TITANES » et la musique. Au bout de 4 jours, la pauvre fille se fera insulter....

Petit déjeuner

Sanitaires

Se préparer. Ranger la valise et la porter au camion.

Contrôle des firmas

Récupérer les 3 litres d'eau

Ligne de départ.

 

Les visages sont tendus. Entre impatience et peur de l'inconnu. Cette étape a tout de même l'air effrayante avec 2 652M+

Dans les starting. Main sur le guidon. Prêt à mettre les gaz.

8h00. 613 fauves sont lancés.

Les premiers Kms sont sur une grande et large piste. De la poussière. J'ai mis un buff sur la tête. J'aurai du le mettre devant le nez et la bouche. Je vais moucher pendant quelques jours...

Cela roule. Ne pas s'emballer. 6 j.

La première partie est donc roulante puis vient un long faux plat.

Nous traversons les premiers villages. Les enfants accourent sur le bord de la piste pour nous demander de l'eau, des stylos...

Cette épreuve, même si la Titan a un côté  mission humanitaire, GAES donne des appareils auditifs, REPSOL est une fondation qui apporte des fauteuils, il reste tout de même ce côté indécent.

Le monde occidental qui arrive avec ses vélos à 4 000€, son organisation, son village itinérant où nous avons serveurs et autres à disposition et qui se permet de traverser un pays où les enfants en sont à réclamer de l'eau !

La première ascension est uniquement de 4 à 5kms à 9, 10%. je suis bien.

Je bascule. Je fais attention à la descente qui est annoncée piégeuse. Beaucoup de cailloux revêtus d'une fine pellicule de sable. Un espagnol tente de me faire l'extérieur. Son visage ne dépassera pas la hauteur de mon pédalier.

-1

60Kms. Ravitaillement. Uniquement en haut. Une petite subida, pour reprendre. Oiartzun en plus court. Le GPS décroche à 20%. J'avance. Je suis dans les temps. Large.

70kms. Il faut que je m'arrête manger. Après ce virage. Non, l'autre et puis l'autre.

75kms. Stop. Collation. Je repars. Il ne fait pas trop chaud. 27, 28°. Je ne suis pas bien.

Je me suis arrêté trop tard.

80Kms. Stop. Crampes aux deux cuisses. Je ne peux même plus marcher. Il reste 10kms d'ascension.

Tout cela pour ça. On se calme. On marche enfin j'essaie. 4Kms / h. je ne passerai même pas à la barrière.

C'est l'enfer. Bienvenue à la Titan. Tu te poses mille questions. Préparation, trop vite au début, la chaleur....

Allez, tu ne laches pas le premier jour. Tu remontes sur ton fidèle destrier. Petit replat. Ca va.

La montée s'accentue. Les crampes reviennent. Il faut marcher. Tranquille. Cela dure 1heure. Et puis vers le 90km, cela va mieux. Je reste sur le vélo. Ne pas forcer. Ces satanés crampes ne sont pas loin. Je finis l'ascension. Bascule sur 4kms de descente, faux plat. Changer de position. Bouger les jambes. Dernière ascension de 4kms. 9, 10%. Impec. J’accélère. Non. Tu as le temps. Large.

Je finis avec un espagnol. On bascule. Il reste 15kms. Je me permets de rouler.

Première étape bouclée en 8h24. 272.

Heureux.

La barrière horaire a été repoussée a 11h. Malgré cette modification 122 coureurs éliminés ce soir. Un carnage.

Boisson. Laisser le vélo aux mécanos. Récupérer sa valise. Prendre rendez vous pour le massage.

Installation dans la tente. Douche. Massage. Repas.

Echange de textos. Cela fait du bien. Il faut dormir.

Demain sera un autre jour.

 

Mardi 28. Etape 2

Aknioun – Toughach

113 Kms – 937M

Réveil toujours aussi matinal. Pas des vacances.

Etape de montagne mais profil descendant.

Aujourd'hui je pars léger. Quand j'y pense, j'ai une valise de fille.

Définition : Valise de fille est une valise dont la moitié des affaires feront le voyage sans sortir de la valise. Pantalons de survet, tee-shirts, coupe vent, polaire, veste Gore Tex, serviettes de toilettes...

Temps frais ce matin : 12°

Les pistes sont larges et rapides.

Une petite bosse au 25 éme histoire de se dégourdir les jambes puis on enchaîne sur un long faux plat descendant.

80km. Il commence à faire chaud. 35°. Le vent fait son apparition. Le revêtement est ondulé. Des pierres, du gravier, il faut changer régulièrement de trajectoires. Le vent est vraiment pénible. Tout comme les 30 derniers Kms.

Bon l'étape est bouclée en 5h10. 355.

Cette fin d 'étape ne me dit rien qui vaille....

 

Mercredi 29. Etape 3

Toughach – Lamdouare

113 Kms – 1 128M

C'est parti pour les deux étapes marathon.

On se porte le sac de couchage, les affaires pour le soir. A l'arrivée, nous n'aurons pas de mécanos et de massages. Nous dormirons tous sous une grande tente. En plein désert. L'aventure....

15 Kms de montée au départ. Les pourcentages sont faibles. Le vent est déjà présent.

Ne pas faire le malin. Se trouver un groupe. Profiter de l'abri, prendre quelques relais. Rester humble. L'étape est encore longue.

On se retrouve à une vingtaine. Je suis bien. Je mène bon train pendant une bonne vingtaine de minutes. Le ravitaillement est bien venu. Un espagnol vient me dire de rouler plus lentement. Cela flatte toujours votre égo de savoir que vous faites mal aux autres. Mais quel intérêt ?

L'objectif est de finir. 250, 300, 350. Peu importe : Finisher.

Et il avait raison. La seconde partie est plus compliquée. Le groupe s'est disloqué. On se retrouve à 3 en plein désert. Il fait 38°. Nous apercevons les premiers chameaux. La fin est longue et monotone. Pédaler au même rythme, même position. Un des 3 a du mal à finir. On se relève. Finir tous les trois.

Etape bouclée en 6h05. 339.

Les 3 compères du jour se congratulent et se remercient (Carlos CUENCA MARTINEZ , Jesus LADERA SAINZ)

Nous arrivons au village, implanté en plein désert. L'armée est là pour nous garder ce soir.

L'organisation est vraiment impressionnante. Des camions citernes pour alimenter le village mobile. A quelques mêtres de là, les nomades. Toujours ce côté indécent....

La nuit est un peu pénible. Malgré le travail remarquable des marocains, toutes les pierres n'ont pas été sorties sous les tapis. Et je n'ai pas pris de matelas pour mettre sous mon sac de couchage. Donc c'est tout de même un peu dur....

 

Jeudi 30. Etape 4.

Lamdouare – Erg Znaigui

98 Kms – 585M

Erg veut dire dune !!

On y arrive...

Le soleil restera par chance, voilée aujourd'hui. Les températures ne dépasseront pas les 38.

Ce soir, nous retrouvons les mécanos et les masseuses....Mais ce soir...

Ne pas s'isoler. Prendre un groupe. Poco à Poco...Leitmotiv des deux prochains jours.

Cela devient dur mentalement. Les étapes ne sont pas longues. 6H max. Mais le soleil, la poussière, le sable commencent à faire effet. C'est dur. Ne pas arrêter. Finir. Ne pas abandonner maintenant.

Les visages sont marqués. Les sourires se font plus rares. On essaie de prendre des roues, de rester en petit groupe mais finalement on se retrouve seul. L'eau et le Powerade deviennent imbuvables à ces températures. C'est la course à la canette mais pour se la verser sur la tête, dans le maillot.

Ce n'est même pas rafraîchissant.

J'ai les premières visions qui ne me lâcheront pas ces trois prochains jours. Quand je parle de vision, j'étais conscient mais trois images en tête. Pourquoi celles la ?

Jacques P. qui m'offre un demi pêche.

Mon beauf, Mike, avec son verre de Whisky Coca dans un bar à San Sé

Jérome L, qui se désaltère dans une fontaine lors de notre sortie à Grenade l'an passé.

Finir, tranquille, poco à poco. Le GPS égrene lentement les kms...

C'est long, il faut chaud. Relancer encore.

6h02. 360.

Encore deux étapes.

 

Vendredi 01 Mai. Fête du travail. Etape 5

Pour nous aussi, cela sera un long défilé....mais sans le muguet.

Erg Chebbi – Merzouga

102 Kms – 510M

La grande nouveauté de cette édition.

Cette étape se fera uniquement au road book. L'étape n'est pas balisée.

7 Way point nous ont été communiqués. Ils sont rentrés dans le GPS.

Le soleil est déjà présent. Il ne sera pas voilé aujourd'hui.

Les coureurs sont lâchés. Au bout de 3 kms, c'est le chaos. Il y a en partout. Devant forcément, à droite, à gauche, dans l'autre sens.

Aujourd'hui plus que les autres jours, il est impératif de ne pas rouler seul. Peu importe le temps, le classement, il faut rentrer. Cette étape a ce côté effrayant. Pas de balise dans le désert. Il va faire une chaleur épouvantable. Ne pas être seul.

Le directeur de course avec son Buggy Polaris, arrive. Stop. Barranco. Derecha. Cela promet.

Première dune au 5éme. 200M à pied. Puis nous arrivons au 7éme.

Passage de 2,8Kms dans les dunes. Une longue procession. Je sors mes chaussures. Les 400 premiers métres sont sympas. Mais les blagues les plus courtes, sont toujours les meilleures.

Nous croisons une caravane. Photos de rigueur devant les chameaux.

Certains s'essaient à rouler. Les chutes dans le sable nous font sourire. Il faut bien s'occuper un peu...

Fin du passage dans les dunes au bout de 1h30 de course. Nous avons fait 10kms....

Je promets de porter Maxime, la glacière et le parasol si après la dune, l'océan....

Après un bref passage au stand, pour sortir le sable dans les chaussettes, c'est parti.

Je me joins à un groupe de 6, 7 personnes. Ils sont organisés. Un avec le GPS, un autre avec le road book, un pour réguler la vitesse. Je reste là.

C'est l'enfer pour trouver les points de contrôle. C'est la blague du jour. Ils ne sont pas aux endroits donnés, décalés de quelques centaines de mètres.

Nous traversons des zones de sable craquelées. Rien à des centaines de mêtres. Le Dakar du VTT. C'est l'étape mytique. Il fera jusqu'à 45°. Bienvenue en enfer. Lèvres  gercées. Ce goût de poussière dans la bouche et la gorge. Cette impossibilité de boire au Camelback ou bidon vu les températures.

Je roule toute la journée avec l'embout du Camel dans la bouche. J'aspire l'eau et me la fait couler sur le menton....Je me force à avaler de temps une gorgée. Bois...et toujours ces trois images.

Après le second ravitaillement, le groupe hésite un long moment sur le prochain azimut. Je vois un groupe qui lui a déjà décidé. Ils sont à une centaine de mètres devant. Je descends une petite dune et en arrivant en bas, je ne les vois plus. Vite, rouler jusque derrière la dune. Ne pas se retrouver seul.

J'aperçois un casque, puis un autre. Ouf...

Rien à l'horizon. Je suis dans le far west. Le sable vient te gifler les joues et les jambes.

Il fait 45°. Inhumaine cette étape.

Point de contrôle 4. Encore des hésitations. Je prends le road book. C'est clair. Il faut prendre la grande piste sur la gauche et tirer tout droit. Un groupe me dépasse et me conforte dans mon choix.

Ça sent bon. 30Kms. La piste est roulante. Nous arrivons au dernier ravitaillement. Je me jette deux bouteilles sur la tête et dans le maillot. J'essaie de manger mais la pâte de fruit est coulante et immangeable.

Il reste 20kms. Grande piste. Après un virage à 90°, nous reprenons le vent plein fer. Rester dans le groupe. Ils sont trois. Le dernier râle car cela va trop vite. Impec. On va rentrer tranquille....

Deux espagnols nous doublent. Je prends les roues. Ce qui est pris, est fait et n'est plus à faire.

On roule fort. Jusqu'à 40. C'est grisant et cela nous rapproche plus vite de l'arrivée. Une petite bosse, on sprinte. Rien à gagner mais on est content....

Virage à gauche, il reste 4 à 5 kms. Les premiers panneaux annoncent Merzouga et les hôtels au nom plus farfelus les uns que les autres. Camel Trik, Sandfish....

La piste est redevenue sablonneuse. Cela n'en finit plus. Ces derniers kms sont interminables. J'ai 102 kms au GPS, et toujours rien.

107 Kms. 7H31. 338

Piscine ce soir. Je n'arrive pas à me faire passer la soif. J'arrive à me trouver une bouteille d'eau avec de la glace.

Je reste allongé sur un canapé avec cette bouteille que je me fais passer sur la tête, sur le cou, sur le ventre.

La journée a été vraiment éprouvante. Rien fait d'aussi dur. Dans ces conditions extrêmes. Dantesque.

Une journée. Une étape et finisher. Ne pas lâcher maintenant.

Je change d'haima ce soir.

Un Colombien arrive vers 22h30 dans ma tente. Ils ont perdu l'un des leur. Il fait nuit. L'hélico ne peut plus voler. L'organisation est sur le pied de guerre.

Il sera retrouvé à 2h30 et sera rebaptisé TOM TOM.

 

 

Samedi 02 Mai. Etape 6

Merzouga – Maadid

66 Kms – 303M

J'ai préparé mon maillot de défilé. Bidasoak Pedalak (nos terrains de jeu)

La sucette pour Maxime est accrochée au camel.

Dernière étape.

Plus de jambes ou surtout d'envie. Il fait déjà très chaud et l'organisation n'a rien fait de mieux que de mettre le départ à 9h00. Il fait déjà 28.

Les 40 premiers Kms sont interminables. Du sable, des petits paseos qui nous obligent à mettre pied à terre. C'est long. Nous ne pouvons pas rouler. Puis arrive la dernière subida. La dernière. Pas à pied. Mettre un point d'honneur à monter sur le vélo. Raté. Ces Espagnols ne savent pas monter, descendre, par contre quand il s'agit de rouler.....je remonte quand même sur le vélo pour la dernière partie. Dernier point de contrôle. Derniers encouragements du staff. Campeon, piscine dans 20kms.....

En plus, c'est roulant. Je peux envoyer. Il reste 20kms et ce qui est pris n'est plus à faire....

Tranquille 27, 30. Je rêve de ce même parcours jusqu'à la fin.

15, 10, 5. Virage à gauche. Nous reprenons une route asphaltée. Puis 4 kms de piste. J’aperçois le village. C'est du sable. Tu ne peux pas rouler.

3,2,1 le portail, l'arrière de l’hôtel. Je m'arrête et consulte mon portable. Je perds quatre places. L'artiste n'est pas arrivé. Peu importe, je fêterai sa naissance avec quelques heures d'avance.

Je repars faire les 500 derniers mètres. Tapis rouge pour les derniers mètres, camèras, photos.

Je peux taper d'un point rageur le guidon. Fait. Finisher.

407. 328 au général en 37h25.

482 coureurs classés.

Photos avec la sucette.

Heureux.

Maxime arrivera à 15h30.

Une bien belle journée.

 

Transfert le dimanche.

Arrivée avec quelques heures de retard à Madrid. Des enfants sont là pour fêter le retour des héros.

Mon fan club est là. Je vois la photo de la star pour la première fois.

 

Une expérience unique. Une course de légende. Mais dans unique, il y a un. Plus jamais.

Des conditions extrêmes. Je l'ai faite. Je l'ai fini.

FINISHER.

 

Merci à Isa pour m'avoir permis d'effectuer cette course. Pour les heures d’entraînement et ces encouragements inconditionnels.

Merci à mon fan club qui m'impose maintenant mes courses en fonction de leurs souhaits de vacances (Karine et Coco)

Merci à mes compagnons d'entraînement, Jérome, David et Flo.

Merci à mon coach, Marco.

Merci enfin à tous ceux qui m'ont encouragé par leurs textos ou autres.

Enfin bienvenue à Maxime qui sera fier de son papi (et papi ça fait mal...)

P5050001

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